Cirque

Celui qui tombe

  • 20h30jeudi 01 Juin 2017
  • 20h30vendredi 02 Juin 2017
+ horaires

Scène nationale d'Orléans

Yoann Bourgeois

Défiant les lois de la gravité, 6 acrobates-danseurs dévoilent un ballet hypnotique signé Yoann Bourgeois. Extraordinaire, vertigineux, magique !


Yoann Bourgeois se situe à l’exact point de rencontre entre les arts de la danse et du cirque. Son dernier spectacle, Celui qui tombe, rêve de l’exact “point de suspension” cher aux circassiens: l’instant imperceptible, ouvert à tous les possibles, où un objet projeté dans les airs semble marquer un arrêt avant de retomber.

Celui qui tombe se joue sur un plateau mobile, qui ne cesse de s’incliner, tanguer, tourner, aller de son ballant. Six interprètes se tiennent dessus, faisant face dans l’instant au jeu des forces qui anime ce support, dont ils ne sont pas maîtres.


Musique et danse

Nombrer les étoiles

  • 20h30jeudi 06 Octobre 2016

Scène nationale d'Orléans

Alban Richard

Au cœur du fracas guerrier du Moyen Âge, le fin’amor s’inventait, cultivant l’exaltation des âmes, quand la belle désirée paraissait si loin, inatteignable. Ce moment de l’histoire des sentiments fut ciselé par trouvères et troubadours.

Dont Guillaume de Machaut, écrivant : “Même si l’on pouvait dénombrer les étoiles… ou les gouttes de pluie et celles de la mer, et les grains de sable où elle s’étend, si l’on pouvait mesurer le tour du firmament, on ne pourrait ni penser ni concevoir le grand désir que j’ai de vous voir”.
L’ensemble musical Alla francesca est spécialiste éminent de ce répertoire. Résistant à l’actuelle violence du monde, Alban Richard porte à sa rencontre la chorégraphie toute en ellipses et retenue des cinq danseurs de Nombrer les étoiles.


Soirées partagées

Cindy Van Acker/Cairn #1

  • 20h30mardi 18 Octobre 2016

Scène nationale d'Orléans

Soirée partagée #1

Le principe de ces soirées partagées (#1, #2 et #3), et il y en aura trois dans la saison, consiste à juxtaposer une première partie consacrée à la danse, et une deuxième partie dédiée à la rencontre musicale. Leur but est de faire se croiser les deux publics de la musique et de la danse dans une même soirée, comme pour montrer qu’ils ont à voir ensemble.

Après un solo de danse, il est question pour les deux musiciens de construire un moment musical où deux approches de la musique, l’une associée à la partition, l’autre à une exploration digitale de l’instrument, dialoguent, se répondent, voire se superposent, l’une pouvant se ressaisir de l’autre, la transformer, en faire matière à prélude et, quoi qu’il en soit à invention.


Danse

Donne-moi quelque chose qui ne meurt pas

  • 20h30vendredi 18 Novembre 2016

Scène nationale d'Orléans

Christophe Béranger, Jonathan Pranlas-Descours

Sine Qua Non Art a la fraîcheur d’une compagnie encore récente, mais fondée par des artistes bourrés d’expérience. À Orléans, on a apprécié leur fantastique duo Exuvie, matière chorégraphique entièrement coulée dans de la cire. Pour leur nouvelle pièce, ils s’entourent de trois autres interprètes, d’aussi grande trempe.

Donne-moi quelque chose qui ne meurt pas approfondit l’idée d’une pièce pétrie dans la conjugaison de toutes ses composantes.


Hors les murs

Pour Ethan et Avec Anastasia

  • 19h30mardi 22 Novembre 2016

Scène nationale d'Orléans

Mickaël Phelippeau

En partenariat avec le Centre chorégraphique national d’Orléans

Hormis leur jeune âge d’adolescents, on pourrait se dire qu’Anastasia et Ethan n’ont pas grand chose en commun. La première est guinéenne d’origine, réfugiée en France, petit bout de femme déjà intrépide, rongée par la tentation du show mais tôt cernée d’obligations familiales.

Ethan paraît un garçon plutôt sage, enraciné dans son environnement breton, et songeant fort à son avenir. Or tous deux ont un jour croisé Mickaël Phelippeau, inventeur d’une insolite galerie de portraits chorégraphiés.
À ses partenaires, cet artiste offre écoute et regard attentifs. Il déploie son savoir de la scène, et révèle à travers corps autant qu’à travers mots, les richesses d’une altérité en miroir.


Création

Paper Less, Paper Dress

  • 19h30vendredi 13 Janvier 2017

Scène nationale d'Orléans

Marianne Baillot

Coproduction

Des vêtements en papier ou pas, Marianne Baillot, performe et elle le fait bien.


Le papier semble en train de disparaître de la vie quotidienne, faisant place aux supports dématérialisés de la communication numérique.
Paper Less, Paper Dress
: quand elle donne ce titre à son nouveau solo, Marianne Baillot émet l’hypothèse un peu loufoque de fabriquer des vêtements avec cette matière.

Essayons donc de sublimer le papier, au moment où celui-ci perd du terrain, après que pour des siècles et des siècles l’humanité y ait consigné l’essentiel. Les spectateurs de Marianne Baillot – il n’en manque pas à la Scène nationale d’Orléans – savent la richesse de réflexion qui anime cette performeuse, chorégraphe et metteuse en scène, quand elle invente d’insolites associations d’idées, de formes et de matières.


Danse

Avant toutes disparitions

  • 20h30mercredi 25 Janvier 2017

Scène nationale d'Orléans

Danser pour exister... la chorégraphie de Thomas Lebrun traverse le temps et les époques.


Directeur du Centre chorégraphique national de Tours, voisin, Thomas Lebrun vit une phase de grande maturité, avec des pièces à grand format et de haute écriture. Avant toutes disparitions réunit douze interprètes, de son entourage fidèle, servant une écriture fine et ciselée, en même temps que très incarnée, dont ils sont traversés en profondeur.

La pièce affirme “un mouvement de vie avant toutes disparitions”, puisant aux états de corps qui pressentent les pertes “par désillusion, par élimination, par ravage, par dévastation, par séparation, par ultimatum, par combat, par guerre, par dilution, par fatalité”.


Danse

Motion Picture

  • 20h30mercredi 08 Février 2017
  • 20h30jeudi 09 Février 2017
+ horaires

Scène nationale d'Orléans

Figure de proue de la danse australienne, Lucy Guerin, pour la toute première fois à Orléans.


Deux écrans encadrent les spectateurs de Motion Picture. L’un habituel, en fond de scène, face au public. Mais l’autre dans le dos de celui-ci, en fond de gradins, que les six danseurs(es) de la pièce regardent depuis le plateau. Ce que les danseurs y observent est une projection d’un classique du film noir américain des années 50.

Ils en reproduisent en temps réel sur scène les gestes, attitudes et mimiques archétypiques de ce genre cinématographique. Mais leur enjeu n’est pas tant l’exactitude. Ce qui se révèle est l’étrange espacement entre la performance conservée par les moyens du cinéma, et cet autre film en train de se vivre au contact de l’écran de scène, nimbée par un jeu de lumières sophistiquées.
Bien malin celui qui désignerait l’original et la copie.


Danse

Opus 14

  • 20h30vendredi 17 Février 2017
  • 20h30samedi 18 Février 2017
+ horaires

Scène nationale d'Orléans

Kader Attou

Tout droit venu de l'Atlantique, Kader Attou propulse 16 danseurs pour un ballet hip-hop de haute volée.


Aucun sens caché sous ce titre. Opus 14 est la quatorzième pièce de Kader Attou, le hip-hopeur directeur du Centre chorégraphique national de La Rochelle. Précédemment dans The roots, il portait un regard rétrospectif sur les vingt années de danse qui l’ont amené là. Avec l’évidence de la numérotation, Opus 14 marque à présent un nouveau point fondateur.

À la source, le hip-hop est tout de prouesses solistes. Mais aujourd’hui, Kader Attou ne compose-t-il pas des ballets?


Danse

Rain

  • 20h30vendredi 03 Mars 2017

Scène nationale d'Orléans

Anne Teresa De Keersmaeker

Hypnotique et élégant. Remarquable et remarqué. Bref, chef d’œuvre chorégraphique de Anne Teresa De Keersmaeker.


Remontant à 2001, Rain est une des pièces les plus remarquables de Anne Teresa De Keersmaeker, qui n’en a pas été avare. Ses dix interprètes renouent avec la complicité musicale de Steve Reich, ses boucles répétitives poussées jusqu’à l’étourdissement de leurs sonorités limpides. Les corps sont portés par une inépuisable lame de fond, tourbillon d’énergie et de respirations, dont la source déferlante a la puissance d’un mystère impétueux.

Le spectateur vit une expérience euphorisante de l’immersion, en proie à une ivresse du regard d’autant plus grisante qu’il reste impossible de tout saisir des complexités virtuoses de la composition.


Soirées partagées

Cindy Van Acker/Cairn #2

  • 20h30mardi 21 Mars 2017

Scène nationale d'Orléans

Soirée partagée #2

Deuxième volet de la trilogie Cindy Van Acker / Ensemble Cairn. Musique et danse : deux soirées en une !


Les concerts de l’ensemble Cairn, associé à la Scène nationale d’Orléans, ne se plient jamais aux modèles standards. À trois reprises cette saison (#1, #2 et #3), ces musiciens contemporains partagent leur soirée avec la chorégraphe contemporaine Cindy Van Acker. Ces deux domaines d’expression ne se fréquentent pas aussi souvent qu’on pourrait croire.

Dans un minimalisme tout de clarté cristalline, le solo Lanx donne à saisir les directions d’un corps dansant, entièrement articulées aux lignes de force qui animent la globalité de l’espace. Le regard s’élargit. Des structures se révèlent, qui habituellement demeurent inaperçues.


Musique et danse

1080 - Art de la fugue

  • 20h30mercredi 22 Mars 2017
  • 20h30jeudi 23 Mars 2017
+ horaires

Scène nationale d'Orléans

Mié Coquempot

Nouveau défi chorégraphique de Mié Coquempot sur l’œuvre monumentale de Bach.


Les spectateurs de la Scène nationale d’Orléans ont déjà apprécié le dialogue étincelant de la chorégraphe Mié Coquempot avec la musique contemporaine de Pierre Henry. Dans sa nouvelle pièce, 1080 – Art de la fugue, elle relève pour la première fois le défi de se confronter à la musique classique.

À un monument : BMW 1080 de Jean-Sébastien Bach.
Soit un aboutissement dans l’art contrapunctique du compositeur, envisagé par Mié Coquempot comme “un traité”, voire “un testament”.


Musique et danse

La Clé

  • 20h30mercredi 10 Mai 2017
  • 20h30jeudi 11 Mai 2017
+ horaires

Scène nationale d'Orléans

Josse De Pauw

Mélange fascinant des cultures occidentale et japonaise, cette pièce adaptée par Josse De Pauw évoque l’ambiguïté du désir. Un spectacle sur la clé disparue de ces désirs réciproques et sur la vieillesse qui s’annonce.


Un homme et une femme lisent chacun le journal intime de l’autre ; ils sont au courant, car ils laissent délibérément traîner les clés. Au travers des journaux, ils communiquent à propos de ce qui ne doit pas être révélé au grand jour, ils se guident mutuellement dans leurs désirs cachés. Lorsque l’homme choisit un fiancé pour leur fille, ce jeune homme se retrouve progressivement mêlé à leurs fantasmes sexuels.

Empêtré dans un tissu de plus en plus dense de jalousie et d’excitation, l’homme finit par être victime d’une crise cardiaque et il meurt. Josse De Pauw fait interpréter les personnages du roman de Junichiro Tanizaki (le Vieillard, Ikuko, Toshiko et Kimura) par quatre femmes : une actrice, deux danseuses et une percussionniste.


Soirées partagées

Cindy Van Acker/Cairn #3

  • 20h30mardi 16 Mai 2017

Scène nationale d'Orléans

Musique et danse : deux soirées en une ! Troisième solo de Cindy Van Acker interprété cette fois-ci par Marthe Krummenacher, puis place au duo Caroline Cren, piano, et Jozef Dumoulin, Fender Rhodes.


La troisième et dernière soirée partagée de la saison (#1, #2 et #3) réunira de nouveau les spectateurs de la danse et ceux de la musique.
Dans un minimalisme très construit que Cindy Van Acker affectionne et maîtrise parfaitement, le solo de danse Obtus tend à un duo avec la création lumineuse.

Les sensations de plan ou profondeur s’en trouvent transcendées. De sorte que la méditation gestuelle évolue dans un ailleurs, loin de la platitude des plateaux conventionnels.


Danse

Tristan et Isolde

  • 20h30jeudi 18 Mai 2017
  • 20h30vendredi 19 Mai 2017
+ horaires

Scène nationale d'Orléans

Salue pour moi le monde!

Sublime histoire d’amour incarnée par les 22 danseurs du Ballet du Grand Théâtre de Genève et chorégraphiée par Joëlle Bouvier. Laissez-vous envoûter à votre tour !


Jamais Richard Wagner n’eut l’idée que la musique de Tristan et Isolde devienne un jour celle d’un ballet. Cela reste un défi chorégraphique que de composer des danses qui ne s’engloutissent pas dans le déferlement océanique ininterrompu de ses mélodies. Pour le relever, vingt-deux danseurs du Ballet du Grand Théâtre de Genève trouvent en la chorégraphe Joëlle Bouvier leur guide dans la tempête.

En croyant boire le philtre de mort, les deux héros boivent l’Amour, et c’est l’amour qui devient leur mort. Joëlle Bouvier est l’artiste du tumulte des passions ultimes. Dans les quatre heures et demie de l’opéra d’origine, elle a sélectionné, pour une durée trois fois moindre, ce qu’elle appelle “des pépites”, transposables dans une fluctuation de grands tableaux dansés.


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